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On a besoin de vous !

Voilà c’est sûr, le Gène Cornu va partir à Paulilles. C’est une bonne nouvelle et on est ravis.

Mais… tous les problèmes ne sont pas réglés ! En particulier, celui des financements reste présent. Nous sommes en train de demander des subventions pour financer le déplacement du bateau, les travaux de confortement et pour la suite, tous les matériaux nécessaires à la restauration.

Si vous pouvez participez financièrement à ce projet un peu fou, ça nous aidera beaucoup ! Pour ça, vous pouvez contribuer via la souscription publique ouverte par la Fondation du Patrimoine en allant voir ici : la souscription.

Pour les petits budgets, une adhésion à l’association, c’est déjà bien ! Ça se passe ici : adhérer.

Merci à vous !

L’Atelier des Barques nous accueille !

Un peu par curiosité, un peu par hasard, un peu intéressés… nous sommes allés visiter l’Atelier des Barques de Paulilles durant l’été 2018. Il est situé sur la commune de Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales, dans la magnifique baie de Paulilles.

Rassemblement de vieux gréements dans l'anse de Paulilles.
Rassemblement de vieux gréements dans l’anse de Paulilles.

C’est un atelier de charpente marine, spécialisé dans la restauration des barques catalanes. Il dépend du Conseil Départemental des Pyrénées Orientales et fait parti du Centre départemental de restauration et de conservation des œuvres d’art.

l'Atelier des Barques de Paulilles, à Port-Vendres.
L’Atelier des Barques de Paulilles, à Port-Vendres.
Dans l'Atelier des Barques.
Dans l’Atelier des Barques.

Pour découvrir l’Atelier des Barques, visionnez cette belle vidéo tirée de l’émission Échappées Belles : l’Atelier des Barques de Paulilles.

De fil en aiguille, une idée d’abord timide se fraie un chemin dans le champ des possibles… Et si le Gène Cornu pouvait être restauré à l’Atelier des Barques ? Son port d’attache sera in fine en Méditerranée, alors pourquoi ne pas prendre un peu d’avance sur cette migration finale ?

Il en sera ainsi ! L’Atelier des Barques accepte d’accueillir le Gène Cornu. Une convention est en cours de signature avec le Département des Pyrénées Orientales en ce sens. Le départ vers Paulilles se prépare.

Le déplacement du bateau n’est pas une mince affaire : en l’état, il est trop fragile pour être soulevé et posé sur un camion. Des travaux de confortement doivent être entrepris. Des charpentiers de marine vont venir s’y atteler. C’est le branle-bas de combat !

 

Le Gène Cornu sous l’œil de l’expert !

Suite à son inscription aux Monuments Historiques, le Gène Cornu devait recevoir la visite d’un expert de l’État. Yann Pajot, charpentier de marine professionnel à Narbone, est venu le scruter sous toutes les coutures. Il a rendu son rapport d’expertise en juillet 2019… Verdict : le Gène Cornu est un beau bateau (sans aucun doute !) qui, s’il est rénové selon les règles de l’art, méritera d’être CLASSÉ Monument Historique !!

Autant vous dire que la nouvelle est d’importance ! Il faudra néanmoins respecter strictement les matériaux et techniques constructives d’origine : employer exclusivement les essences de bois utilisées par le chantier Rameau, remettre un mât en bois, ne pas employer de vis inox qui n’étaient pas utilisées à l’époque de la construction… Mais le jeu en vaut la chandelle, puisqu’il s’avère que le Gène Cornu est un patrimoine historique vivant…!

Pour découvrir les restaurations réalisées par Yann Pajot : plus d’infos.

Le Gène Cornu inscrit aux Monuments Historiques !

Une grande nouvelle !

On a fait des recherches, un beau dossier, on a contacté la responsable des Antiquités et Objets d’Art de l’Ariège, on a expliqué l’histoire du bateau, montré les plans d’origine, présenté le projet de l’association et… c’est arrivé ! Le Gène Cornu a été officiellement inscrit aux Monuments Historiques en octobre 2018. C’est une grande nouvelle car l’intérêt historique et patrimonial de notre bateau est ainsi officiellement reconnu. Cela nous conforte aussi dans notre volonté de restaurer le bateau dans le respect des techniques constructives et des matériaux d’origine.

Désormais, cela veut dire que nous devons demander des autorisations à l’Etat (la DRAC : direction régionale des affaires culturelles) avant de faire des travaux sur le bateau. Cela veut dire aussi qu’un expert reconnu par l’Etat va venir expertiser le Gène Cornu et donner ses instructions pour la restauration à venir. Et enfin, cela veut dire que nous devrions pouvoir bénéficier de subventions pour financer les futurs travaux.

Bref, une bonne nouvelle pour l’avenir du Gène Cornu !

Lire le récit de ce classement dans l’article de La Dépêche du Midi : une association restaure un voilier historique en plein cœur des Pyrénées.

Voir l’arrêté préfectoral d’inscription aux Monuments Historiques : Arrêté d’inscription du 30 octobre 2018.

Un chantier minutieux

Aux mois de mai et juin 2018, deux charpentiers de marine professionnels sont venus travailler sur le Gène Cornu : Jérôme Mascarell et Virginie Ponchon. Au programme, des travaux importants pour le bateau qui nécessitaient un réel savoir-faire.

D’abord, il a fallu « recaler le bateau dans ses lignes ». Depuis le temps qu’il est posé sur ses bers et parce que plusieurs pièces structurelles de la coque ont été démontées, le Gène Cornu a commencé à se déformer et il était important d’empêcher ce phénomène.

Recalage du bateau.
Recalage du bateau.

Ensuite, les charpentiers se sont attaqués à une opération particulièrement délicate à réaliser : la dépose du lest. Pour cela, il faut avoir accès aux boulons de quille, ce qui implique d’avoir démonté presque tout l’intérieur du bateau. Ensuite, il faut arriver à déloger les boulons… qui bien sûr ne se laissent pas faire. Après plusieurs jours de travail, le lest a pu être déposé. Et… il va falloir changer les boulons !

Boulons de quille corrodés.
Boulons de quille corrodés.
Dépose du lest.
Dépose du lest.

Enfin, les travaux pour conforter l’arrière du bateau, très endommagé, ont pu avoir lieu. La pointe arrière du bateau, l’étambot, est particulièrement pointue, une spécificité des bateaux d’Eugène Cornu. L’allonge d’étambot a été remplacée et d’autres points singuliers découverts pendant le chantier ont été traités.

Taille de la nouvelle allonge d'étambot dans du chêne.
Taille de la nouvelle allonge d’étambot dans du chêne.
La nouvelle allonge d'étambot en place.
La nouvelle allonge d’étambot en place.

 

A la découverte de la mission d’urbanisation du littoral

Mais pourquoi tout ce béton sur la côte du Languedoc ? Y-en-a-t-il tant que ça ? Et comment on fabrique le ciment au fait ?

 Côte Port la Nouvelle week-end Blablateau
C’est pour essayer de répondre à tout ça que nous avons mis quelques architectes et urbanistes dans le même bateau.
 De Port Leucate à Gruissan, par la mer ou à vélo, depuis le sommet de la tour de la Cimenterie de Port La Nouvelle, les avis sont unanimes, c’est une belle côte, bien aménagée et toujours sauvage.
 La section « Patrimoine et architecture » de Blablateau est née…on recommencera, c’est sûr!
Corinne

En mer week-end Blablateau

Section patrimoine et architecture Blablateau

Les ponts de Sète au pont de mai

20180507_135726On profite des ponts de mai pour aller retrouver le goût du vent salé. Virée à Sète et à Gruissan, soleil, vent, spi, mer calme, orage, rafales, éclairs, ris dans la grand voile… une belle démonstration de la météo méditerranéenne : changeante et imprévisible ! Les météorologues, fins connaisseurs, ne s’y trompent pas : « vent variable 2 à 4″ annoncé tout le we, au moins comme ça, on peut voir venir !

spi mai sete

ciel orage

Recherches historiques et généalogiques !

Nous sommes partis à la recherche des racines de notre Gène Cornu. Nous avons déjà retrouvé son nom d’origine : Trez Rouz… Un rien breton non ? La classe !logo-trez-rouz1photo_Trez_RouzEt attendez, on ne vous a pas encore tout dit… Comment s’appelait son premier propriétaire, quelles aventures ils ont vécu… Allez, bientôt on vous dévoile l’histoire de notre petit bateau, dans un beau dossier !

 

Visite aux indépendantistes !

Voilà c’est comme ça : on avait prévu d’aller à la découverte de Barcelone par la mer. Alors on y est allés, indépendance ou pas. Bon, malgré le foin dans les médias, tout va bien dans les ports catalans, et le voyage fut très très chouette ! La côte rocheuse et le passage des caps ventés à la voile… hum, un régal ! De belles navigations de nuit, arrosées d’étoiles filantes… Quelques dauphins furtifs, un banc de thons tapageurs et toujours rien au bout de la ligne de pêche, normal.

gris et argent

Une très belle semaine de navigation, et même un peu plus. On reviendra à Barcelone, promis !sagrada familia